OIT – Appel aux journalistes pour des récits documentés sur les travailleurs migrants (sept pays d’Afrique de l’Est)
Type d’offre : Appel à contributions – journalistes et créateurs de contenus
Domaine : Journalisme, migrations, droits des travailleurs, médias
Lieu ou format : Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, Tanzanie et Ouganda
Introduction / Contexte
L’Organisation internationale du Travail invite les journalistes et les créateurs de contenus médiatiques à soumettre des récits documentés sur les réalités, les défis et les contributions des travailleurs migrants. Clôture le 25 novembre 2026.
Description détaillée
⚠️ Commençons par la restriction, parce qu’elle est stricte et qu’elle écarte la majorité de nos lecteurs. Seuls sept pays sont éligibles : Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda. Si vous êtes journaliste en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale ou au Maghreb, cet appel ne vous concerne pas – mais lisez la suite, elle vous servira pour les appels similaires qui reviennent régulièrement sur ce thème.
⏰ Vingt jours pour produire et soumettre – la date limite est fixée au 25 novembre 2026. C’est court pour un reportage sérieux : si vous êtes dans l’un des sept pays, le choix du sujet doit être fait cette semaine.
⭐ Les deux mots qui déterminent tout : « evidence-based », récits documentés. L’OIT ne cherche pas des témoignages émouvants, elle cherche des récits étayés. Concrètement, cela veut dire : des personnes nommées et citées, des chiffres sourcés – statistiques nationales, données de l’OIT ou de l’OIM, registres d’employeurs –, un cadre juridique rappelé, et de la contradiction, c’est-à-dire la parole des employeurs ou de l’administration à côté de celle des travailleurs. Un reportage qui ne repose que sur trois entretiens poignants sera écarté, quelle que soit sa qualité d’écriture.
💡 L’angle qui distingue un bon dossier, et il est explicitement dans l’annonce : les « contributions ». Le triptyque demandé est « réalités, défis et contributions ». Ce troisième terme est le moins traité par les journalistes, et c’est donc là que se trouve votre avantage. Le traitement habituel des migrations insiste sur la souffrance et l’exploitation ; l’OIT demande aussi ce que les travailleurs migrants apportent – aux économies qui les emploient, aux secteurs qui dépendent d’eux, aux familles et aux pays qu’ils soutiennent par leurs transferts. Un récit qui documente une contribution économique chiffrée, pour une fois, se distinguera de la pile.
🌍 Pourquoi ces sept pays, et ce que cela indique sur les sujets attendus : ils forment la région de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Est, qui est à la fois une zone de départ, de transit et de destination de migrations de travail considérables – travailleurs éthiopiens et kényans vers le Golfe, migrations intrarégionales vers le Kenya et la Tanzanie, déplacements liés aux conflits au Soudan du Sud et en Somalie, et Djibouti comme point de passage. Le sujet n’est pas en pénurie, et les angles locaux solides existent partout.
💡 Un conseil éthique qui est aussi un conseil professionnel : travailler sur des travailleurs migrants, souvent en situation irrégulière, vous met en possession d’informations qui peuvent leur coûter leur emploi ou leur séjour. Anonymisez quand c’est nécessaire, expliquez à vos sources ce que vous allez publier, et ne photographiez pas de visages sans accord explicite. Les jurys de ces appels sont attentifs à la manière dont les sources ont été traitées – et le respect des sources se lit dans un article.
⚠️ Ce que l’annonce ne précise pas, et qui compte beaucoup : les formats acceptés – article, reportage radio, vidéo, photoreportage –, la langue, la longueur attendue, s’il s’agit de travaux déjà publiés ou inédits, l’existence d’une rémunération ou d’un prix, et ce que devient la propriété intellectuelle des contributions. Ce dernier point n’est pas secondaire : vérifiez-le sur la page officielle avant de céder un travail.
👉 Pourquoi cela vaut d’être lu même hors des sept pays : les appels de ce type – OIT, OIM, HCR, agences onusiennes – reviennent plusieurs fois par an avec des périmètres géographiques différents. Repérez dès maintenant un sujet local sur les migrations de travail, commencez à constituer vos contacts et vos données, et vous serez prêt le jour où un appel couvrira votre pays. Les journalistes qui remportent ces appels sont presque toujours ceux qui avaient déjà commencé.
Processus de candidature
Documents à fournir : Soumission selon les modalités précisées sur la page officielle de l’appel. Vérifiez-y les formats acceptés, la langue, la longueur attendue, l’éligibilité des travaux déjà publiés, l’existence d’une rémunération et les conditions de propriété intellectuelle avant de soumettre votre travail.
Date limite : 25 novembre 2026
Appel à l’action
Sept pays seulement : documentez aussi ce que les travailleurs migrants apportent, c’est l’angle qui manque !
Informations supplémentaires / contact
Pays éligibles : Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, Tanzanie et Ouganda. L’appel porte sur des récits documentés traitant des réalités, des défis et des contributions des travailleurs migrants. Initiative OIT (Organisation internationale du Travail).





