UNESCO – Des subventions pour reprendre une recherche interrompue par un conflit ou une catastrophe en Afrique
Type d’offre : Appel à candidatures – petites subventions de recherche (jusqu’à 2 000 USD)
Domaine : Sciences naturelles, recherche, réponse aux crises, reconstruction scientifique
Lieu ou format : Afrique – chercheurs de nationalité africaine rattachés à un établissement africain
Introduction / Contexte
L’UNESCO lance une initiative de petites subventions, dans le cadre de son programme « Science pour la réponse aux crises et la résolution des crises », destinée à soutenir la poursuite de travaux de recherche en sciences naturelles interrompus par un conflit ou par un aléa naturel ou biologique. Clôture le 15 novembre 2026.
Description détaillée
⏰ Dix jours pour déposer. Le délai annoncé est le 15 novembre 2026, et le dossier suppose au moins une pièce que vous ne pouvez pas produire seul – commencez donc par elle, nous y revenons plus bas.
🎯 Les conditions d’éligibilité, toutes cumulatives :
- 🌍 Être de nationalité africaine et rattaché à une université ou à un institut de recherche reconnu situé dans un pays africain ;
- 🎓 Être titulaire au minimum d’un diplôme de master ou d’une qualification équivalente reconnue en recherche, dans un domaine pertinent ;
- 🔬 Mener des recherches en sciences naturelles, y compris des recherches interdisciplinaires comportant une composante substantielle en sciences naturelles ;
- 💥 Pouvoir démontrer que ses travaux ont été interrompus par un conflit armé ou un aléa naturel ou biologique au cours des trois dernières années, ou qu’ils continuent d’être sensiblement affectés par les conséquences de cet événement ;
- ⏱️ Proposer des activités réalisables en six mois au maximum et dans la limite du plafond de 2 000 USD ;
- 📄 Fournir une lettre de soutien signée par un représentant habilité de son établissement d’accueil ;
- ✅ Confirmer que les mêmes dépenses ne sont pas financées par une autre source.
📄 Commencez aujourd’hui par la lettre de soutien. C’est la seule pièce qui ne dépend pas de vous : elle doit être signée par un représentant habilité de votre établissement – doyen, directeur de laboratoire, vice-recteur selon les usages. Dans une université dont l’activité a été perturbée, obtenir une signature prend des jours, parfois une semaine. Écrivez ce matin, avec un projet de lettre déjà rédigé que votre responsable n’aura qu’à relire et signer. C’est la différence entre un dossier déposé et un dossier abandonné.
⭐ Le point le plus important de cet appel, et il n’est pas évident à la première lecture. Le plafond est de 2 000 USD : c’est peu pour une recherche, et beaucoup pour un redémarrage. L’UNESCO ne finance pas ici un programme scientifique, elle finance le franchissement d’un obstacle précis. Ne proposez donc pas « la poursuite de mes travaux sur tel sujet ». Proposez une dépense identifiée qui débloque tout le reste : remplacer un capteur détruit, racheter des réactifs perdus, payer l’accès à une base de données, financer une mission de terrain de deux semaines pour reprendre une série de mesures, rémunérer la saisie de données sur carnet papier. Un budget en quatre lignes chiffrées, et six mois de calendrier qui tiennent, valent mieux qu’une magnifique note d’intention.
💡 Sur la démonstration de l’interruption, soyez factuel plutôt que dramatique. C’est le critère central et le plus mal traité par les candidats. N’écrivez pas un récit : donnez des faits datés. Mois et année de l’arrêt des travaux, nature de l’événement, conséquence concrète et vérifiable – laboratoire fermé de telle date à telle date, site de terrain inaccessible, équipement détruit ou volé, échantillons perdus faute d’électricité, collègues déplacés. Si un document existe – note de l’université, arrêté administratif, article de presse – mentionnez-le. Un paragraphe précis convainc davantage qu’une page émouvante.
🌍 Les candidatures de tous les pays africains remplissant les critères relatifs aux crises sont bienvenues. L’appel encourage particulièrement les femmes scientifiques, les chercheurs de moins de 40 ans ainsi que les chercheurs originaires des pays les moins avancés (PMA) et des petits États insulaires en développement (PEID) d’Afrique.
💡 Ne lisez pas « aléa naturel ou biologique » trop étroitement. Le conflit armé est le cas le plus évident, mais la formulation couvre aussi les inondations, les cyclones, les sécheresses sévères, les glissements de terrain, les éruptions, les épidémies. Un laboratoire inondé, une campagne de terrain annulée par un cyclone, une collecte d’échantillons interrompue par une épizootie : ce sont des situations éligibles, et leurs victimes ne pensent presque jamais à candidater à ce genre d’appel.
⚠️ La clause de non-cumul est à prendre au sérieux. Vous devez confirmer que les mêmes dépenses ne sont pas financées par ailleurs. Lisez bien : ce sont les dépenses, pas le projet. Avoir un financement en cours sur un autre volet de vos travaux ne vous disqualifie pas, à condition que les lignes budgétaires ne se recouvrent pas. Soyez explicite sur ce point dans votre dossier plutôt que silencieux : la transparence sur un cofinancement rassure, sa découverte ultérieure coûte la subvention.
⚠️ Sur l’heure limite : l’annonce indique le 15 novembre 2026 sans préciser d’heure ni de fuseau. Ne déposez pas le dernier jour : vérifiez l’échéance exacte sur la page officielle de l’UNESCO et visez le 13 au plus tard.
Processus de candidature
Documents à fournir : Dossier de candidature selon les modalités décrites sur la page officielle de l’UNESCO, comprenant obligatoirement une lettre de soutien signée par un représentant habilité de l’établissement d’accueil, un budget dans la limite de 2 000 USD, un calendrier d’activités réalisables en six mois maximum et une confirmation que les mêmes dépenses ne sont pas financées par une autre source.
Date limite : 15 novembre 2026 (heure non précisée dans l’annonce)
Appel à l’action
Demandez dès aujourd’hui la lettre de soutien signée : c’est la pièce qui fait perdre les dossiers !
Informations supplémentaires / contact
Initiative de petites subventions du programme « Science pour la réponse aux crises et la résolution des crises ». Les femmes scientifiques, les chercheurs de moins de 40 ans et les chercheurs des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement d’Afrique sont particulièrement encouragés à candidater. Initiative UNESCO, programme « Science pour la réponse aux crises et la résolution des crises ».




