OMS – Une école d’été sur la pensée systémique appliquée aux maladies chroniques (clôture le 23 novembre)
Type d’offre : École d’été – formation avancée en santé publique
Domaine : Santé publique, maladies non transmissibles, vieillissement, pensée systémique
Lieu ou format : Non précisé dans l’annonce – à vérifier sur la page officielle
Introduction / Contexte
L’Organisation mondiale de la Santé organise une école d’été consacrée à la pensée systémique et à l’innovation pour la prévention des maladies non transmissibles et le vieillissement en bonne santé, du 20 au 23 juillet 2027. Candidatures jusqu’au 23 novembre 2026.
Description détaillée
⏰ Dix-sept jours pour candidater, pour une formation dans huit mois. La clôture est fixée au 23 novembre 2026 et l’école se tient du 20 au 23 juillet 2027. Cet écart considérable n’est pas un hasard : il indique une sélection sérieuse et, très probablement, la nécessité de prévoir des visas et des financements. Ne prenez donc pas les huit mois pour du temps libre – c’est la candidature qui ferme dans dix-sept jours.
🎯 Ce que vous apprendrez : comment appliquer la pensée systémique aux défis complexes de santé publique.
⭐ L’expression « pensée systémique » rebute, et c’est dommage, car elle désigne quelque chose de très concret. Prenez le diabète ou l’hypertension. La réponse classique est médicale : dépister, traiter, éduquer le patient. La pensée systémique part du constat que cette réponse échoue, et demande pourquoi. Elle s’intéresse alors à ce qui produit la maladie en amont : le prix relatif de l’huile, du sucre et des légumes sur le marché ; l’absence de trottoirs qui rend la marche impossible en ville ; la publicité sur les boissons sucrées ; la fiscalité des produits transformés ; l’urbanisme qui éloigne le logement du travail ; la disponibilité de l’eau potable. Autrement dit, elle traite la santé comme le résultat d’un système – économique, urbain, commercial – et non comme une affaire de comportements individuels.
🌍 Pourquoi ce sujet est, pour l’Afrique, l’un des plus urgents qui soient. Le continent subit une double charge : les maladies infectieuses n’ont pas disparu et les maladies chroniques progressent très vite – diabète, hypertension, cancers, maladies respiratoires. Or les systèmes de santé africains ont été construits pour l’aigu et l’infectieux : consultation, traitement, guérison. Une maladie chronique, elle, demande un suivi sur trente ans. Les cadres de santé capables de penser cette transformation à l’échelle d’un système, et non d’un service, sont rares – et ce sont eux qui écriront les politiques de la décennie qui vient.
💡 Le second volet, le vieillissement en bonne santé, est tout aussi stratégique et presque ignoré. On présente l’Afrique comme le continent le plus jeune du monde, ce qui est vrai, et l’on en conclut à tort que le vieillissement n’est pas son problème. C’est l’inverse : la population âgée africaine va croître très rapidement dans les décennies à venir, dans des pays où presque rien n’est prévu – ni retraite universelle, ni soins de longue durée, ni structures d’accueil, la charge reposant presque entièrement sur les familles. Travailler ce sujet aujourd’hui, c’est se positionner sur une question qui n’a encore presque aucun spécialiste sur le continent.
💡 Comment construire une candidature pour ce type d’école : arrivez avec un problème de santé publique concret et situé dont vous avez la charge ou la connaissance – la file d’attente des hypertendus de votre centre de santé, l’absence de dépistage du diabète dans votre district, l’alimentation des écoliers de votre commune. Les écoles d’été de l’OMS sélectionnent des praticiens qui ont un terrain, pas des auditeurs. Et c’est aussi ce qui rend la formation utile : vous repartirez avec une analyse de votre problème.
⚠️ Ce que l’annonce ne précise pas, et ce sont les points décisifs : le lieu – en ligne, en présentiel, et dans quel pays ? –, les frais d’inscription, l’existence de bourses ou d’une prise en charge du voyage, les critères d’éligibilité et le niveau de responsabilité attendu, la langue de la formation et le nombre de places. Ces éléments conditionnent entièrement la faisabilité du projet : lisez la page officielle avant de rédiger quoi que ce soit.
👉 Et si des frais s’appliquent, la bonne démarche n’est pas de renoncer. Pour une formation en juillet 2027, vous avez huit mois pour obtenir un financement – de votre ministère de la santé, d’un programme national, d’une coopération bilatérale, d’une organisation partenaire. Une demande déposée en novembre avec le programme en pièce jointe a infiniment plus de chances d’aboutir qu’une demande déposée en juin. C’est précisément l’intérêt d’un appel publié si tôt.
Processus de candidature
Documents à fournir : Candidature en ligne via le lien officiel de l’OMS, avant le 23 novembre 2026. Le lieu, les frais d’inscription, l’existence de bourses, les critères d’éligibilité, la langue de la formation et le nombre de places ne sont pas précisés dans l’annonce et doivent être vérifiés sur la page officielle avant de constituer un dossier.
Date limite : 23 novembre 2026
Appel à l’action
Candidatez avec un problème de santé publique concret dont vous avez la charge, pas une intention !
Informations supplémentaires / contact
L’école d’été se tient du 20 au 23 juillet 2027. Cet écart de huit mois avec la date limite de candidature suggère une sélection exigeante et la nécessité d’anticiper visas et financements. Initiative OMS (Organisation mondiale de la Santé).





